2CCR
L’on commence
à nous dire que la crise va avoir pour effet d’augmenter la dette et
que le PIB va diminuer de 10 à 20 %. Qu’il va falloir revoir le code du
travail, ou ce qu’il en reste, pour relever l’économie et faire des
sacrifices.
Bref, ce sont les mêmes qui vont payer la crise, et les mêmes qui vont en profiter. Naomi Klein, dans son livre « la
stratégie du choc » a très bien analysé le phénomène, à chaque
catastrophe, à chaque crise, le capitalisme en profite pour durcir ses
positions. Le reste de la population, trop préoccupé par les évènements
qu’il subit à une capacité de réaction moindre, et est persuadé que face
aux difficultés il faut tous « ramer » dans la même direction.
Problème, ceux qui dirige la société, l’économie, la finance, le pouvoir
politique, rament exactement dans la direction opposée. Et même si nous
sommes les plus nombreux, nous ne sommes pas sûr de gagner, au
contraire. La population pense que tout le monde va œuvrer pour la bien
commun, alors qu’en face, ils sont unis pour défendre leurs seuls
intérêts. L’unité nationale est un slogan creux, l’unité nationale est
oubliée lorsqu’il faut partager les fruits de notre travail, lorsqu’il
faut élever le niveau de vie des plus pauvres, lorsqu’il faut renforcer
les protections sociales ou développer les services publics. Lorsque
l’on vous parle d’unité nationale, c’est que vous allez vous faire
avoir.
Il y a
deux façons très différentes de traiter un problème. Le 24 mars, en
pleine crise du Coronavirus, la France a officialisé le lancement d’un
vaste programme de prêts bancaires aux entreprises que l’État s’est
engagé à garantir pour 300 milliards d’euros, ceci afin de permettre aux
entreprises de surmonter les difficultés liées à l’épidémie de
coronavirus. Dans le même temps, au Venezuela, les banques doivent
suspendre pour six mois le recouvrement du capital et des intérêts sur
tous les prêts, dettes, crédits et suppression immédiate du paiement des
loyers des logements principaux et des commerces pendant 6 mois…En
France, non seulement on ne touche pas au capital, mais on préfère
augmenter la dette et donc faire un double cadeau aux banques ! Au
Venezuela, le dictateur Maduro, préserve l’intérêt général face aux
intérêts du capital.
Alors, le
coronavirus ne doit être qu’une pose dans les mouvements qui étaient en
cours, dès la fin du confinement et de l’épidémie, l’on doit reprendre
le combat. La dette n’est pas la nôtre, c’est nous qui travaillons, qui
produisons, et qui nous serrons la ceinture. Lorsque les fortunes et les
patrimoines de toutes nos élites auront été réquisitionnés pour revenir
au niveau moyen du reste de la population, on en rediscutera.
En
attendant, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve, car nous
devons arrêter de payer pour les 1% les plus riches.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire