Pierrick Tillet
L’appel à la Garde nationale, l’instauration de couvre-feux (curfews) n’y auront pas suffi.
Dans de nombreuses villes, les États-Unis ont continué à se déchirer dans la nuit du 30 au 31 mai.
Ce phénomène de décomposition interne ne doit pas surprendre. Le
yetiblog en tient la chronique depuis bientôt quinze années. Mais il
était fatal que cette puissance faillie parvienne un jour à cette issue
dramatique.
D’autant plus dramatique qu’en l’état aucune lueur de possible
reconstruction n’apparaît à l’horizon. Les États-Unis traverse une
période de crise plus dévastatrice encore que celle de 1929. Mais le
pays n’a plus de Roosevelt à se mettre sous la dent. Juste un fou
(Trump) ou un dégénéré (Biden). Et Obama ne valait guère mieux, sauf le
vernis.
Pas non plus de leaders d’opinion emblématiques comme Martin Luther
King ou Malcom X pour assurer un relais politique aux émeutes. Pays
libéral de nature inégalitaire – où l’inégalité n’est supportée que
jusqu’à ce qu’elle devienne trop insupportable (et c’est bien ce qui
arrive aujourd’hui) – les États-Unis n’ont pas de tradition politique
révolutionnaire.
Voilà pourquoi aujourd’hui, les États-Unis se déchirent et se
désintègrent sans qu’aucune perspective d’avenir n’apparaissent. Voilà
pourquoi les villes sombrent dans le chaos, le feu et la cendre.
Ainsi
meurent les empires.
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