mardi 2 juin 2020

Revue de presse (324)


Bernard Gensane

Le site Regards.fr interroge Mathilde Panot (LFI) sur les mensonges et les fiascos de la gestion du Covid. 

Avant d’entrer dans le vif, pourquoi avez-vous considéré nécessaire de mener cette enquête et comment a-t-elle eu lieu concrètement ?

Mathilde Panot. « Au début du confinement, on a été convoqué pour voter l’état d’urgence sanitaire qui concentre encore plus les pouvoirs autour du Président et du gouvernement que ce que ne permet la Vème République, avec un contrôle des parlementaires quasiment inexistant. En avril, il est apparu de façon très claire que tout ceci n’est qu’une mascarade démocratique. Je me rappelle la première séance – où l’on a auditionné le Premier ministre. On a eu deux minutes de parole au bout de 2h30 d’audition. Puis, Richard Ferrand, qui préside la mission d’information, a décidé de réduire le temps de parole à une minute pour auditionner les ministres. Ils ont confiné la démocratie, concentré tous les pouvoirs autour d’eux pour tout décider seuls dans un moment où une mobilisation populaire était possible et le besoin de démocratie fort, notamment dans l’entreprise. La seule histoire qui a été racontée pour l’heure, c’est la version gouvernementale. »
L’Humanité explique comment le banquier éborgneur a tenté de récupérer “ les jours heureux ” : « Le président de la République avait tenté de récupérer la référence historique en la vidant de son sens. « Nous retrouverons les jours heureux. » Lors de son discours du 13 avril sur la crise sanitaire, le président de la République prononçait cette phrase remarquée. La référence historique a de quoi faire grincer des dents. Depuis le début de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a endossé à plusieurs reprises le costume de chef d’un État en guerre, s’affichant dans les pas du général De Gaulle en se rendant à Montcornet le 17 mai dernier.
Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, dont le parti fut l’un des piliers du CNR, a rendu un hommage à ce programme élaboré par la Résistance française. « Ils sont gaullistes, militaires et hommes blessés de voir la nation abaissée, vendue aux ambitions d’idéologues lointains, rappelait-il au sujet de ces résistants. Ils sont hommes de foi, chrétiens, musulmans, juifs, qui ne pouvaient supporter le traitement infligé à des êtres humains. Ils sont communistes, antifascistes résolus, qui avaient refusé le putsch de Franco ou la capitulation de Munich, déterminés à défendre la classe ouvrière et le bonheur commun. » Fabien Roussel a également insisté sur « l’ambition portée par les membres du Conseil national de la Résistance ». Ce programme avait permis de mettre en œuvre des avancées majeures : le droit de vote des femmes, la création de la Sécurité sociale et du système de retraite par répartition, les nationalisations des houillères, de Renault, des banques de dépôts, de la Banque de France, de l’électricité et du rail. « Un tel programme, mis en place au sortir d’une déflagration aussi traumatisante, fait écho à notre propre défi, à l’heure où notre pays, mis brutalement à l’arrêt par la pandémie, affronte une crise d’une ampleur inédite », a rappelé Fabien Roussel.
Communistes Hebdo explique pourquoi la pandémie accroît les concurrences et les tensions au sein de l’impérialisme : « En Europe, les conséquences de la pandémie ne sont pas moindres qu’ailleurs, elles accentuent les tendances anciennes. Les solutions mises en œuvre consistent à alimenter la formation d’une dette à caractère spéculatif tandis que se préparent de grandes opérations de restructurations et de concentration du capital. C’est le cas par exemple dans des secteurs aussi importants que l’industrie mécanique, la chimie et la pharmacie. Chaque pays entend défendre ses champions monopolistes et ses intérêts propres en se mettant de fait à la remorque des États-Unis.

Pour les pays dominés par l’impérialisme et qui sont les plus pauvres et les plus exploités, l’épidémie ajoute une difficulté majeure : celle d’un accroissement sans précédent depuis des décennies des problèmes alimentaires et sanitaires. Ils sont une proie encore plus facile pour tomber sous la domination des puissances impérialistes qui les pillent.

Bernard Gensane

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