vendredi 17 juillet 2020

Les premiers de corvée


Bernard Gensane

Le banquier éborgneur blablate, mais il progresse puisqu’il reconnaît publiquement qu’une partie de la population le « déteste ».

Si Louis XVI en avait fait autant, la face du monde en eût peut-être été changée. Mais il maintiendra le cap. Car il est payé pour ça : à la moindre incartade, les puissances d’argent qui l’ont placé là où il est lui feront connaître la tentation de Varennes.
Et pendant ce temps, le peuple des premiers de corvée continue de souffrir. Le banquier avait promis de se « réinventer », de relocaliser ce que nous savions faire chez nous. Il avait juré que lâcher la bride sur le coup des marchés était « une idée folle ». Alors le peuple souffre parce que 4 milliards d’euros de dividendes ont été versés pendant la pandémie aux actionnaires de Sanofi, dont l’ami du président, son « visiteur du soir » le PDG Serge Weinberg, ancien de Rothschild, d’Accor, de la Fnac, de Gucci, de la Commission économique de la nation, de la Trilatérale.
Après que le bon peuple a applaudi les personnels soignants du haut de ses balcons, le banquier éborgneur continue de supprimer des lits d’hôpitaux et de gazer les infirmières qui ne se satisfont pas d’une augmentation de salaire qui ne rattrape même pas ce que le point d’indice a perdu en 20 ans.

Pour les premiers de corvée, les deux années qui viennent vont durer une éternité.

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