Olivier Cabanel
En ces temps où les virus et les bactéries sont montrées du doigt,
désignés comme « l’ennemi à abattre »...
... il n’est pas inutile de
s’interroger sur cet hygiénisme forcené qui nous envahi chaque jour un
peu plus...
Au moment où le coronavirus s’est invité cruellement dans nos vies,
c’est peut-être le moment de s’interroger sur les précautions, parfois
exagérées, dont nous nous entourons, à coup de gel hydro alcoolique et
de masques, dont l’efficacité est mise en doute par de nombreux
scientifiques.
Il y a des années, j’avais rencontré un drôle de marginal, artiste
révolté, qui vivait chichement dans une sorte d’abris de toiles, de
tôles et de carton, et qui m'avait invité avec quelques amis à « boire
un dernier verre », dans sa « maison d’infortune ».
Il faisait la cuisine sur un bruleur à alcool, et n’hésitait pas à
réchauffer le contenu d’une boite de conserve, peu ragoutant, il faut
l’avouer, dans cette boite rouillée.
On l’a compris, l’hygiène n’était pas sa préoccupation première...et il était pourtant en très bonne santé...
Suite à une blessure, il dut faire un séjour à l’hôpital et tomba
malade de la nourriture trop aseptisée qu’on lui avait proposée.
Inutile de dire qu’il quitta l’hôpital au plus vite.
Cette petite anecdote pour vous présenter un homme aussi original,
qui parcourt le monde pour y proposer des conférences sur le danger
qu’il y aurait à se protéger de toutes les bactéries lesquelles seraient
un danger pour nos vies.
Il s’appelle George Carlin, et devant un auditoire surpris, il assène en quelques minutes des évidences.
Extrait de l’une de ses conférences : « nous avons aujourd’hui
une population complètement névrosée, obsédée par la sécurité, (...) la
propreté, l’hygiène et les microbes (...) d’où vient cette peur des
microbes ? (...) alors tout le monde s’affole, on astique, on vaporise,
on surcuit la bouffe, on se lave constamment les mains pour tenter
d’éviter les microbes. C’est ridicule et ça devient stupide.
En prison, avant de vous faire l’injection mortelle, ils vous
nettoient le bras avec de l’alcool ! Ils veulent pas que vous tombiez
malade ! On peut les comprendre, ils voudraient pas qu’un type aille en
enfer tout en étant malade (...).
Ils cuisinent tout à mort parce que les gens ont peur de l’empoisonnement. (...) Vous
savez combien de gens meurent d’empoisonnement chaque année ? 9000...
c’est tout ! C’est un risque mineur (...) pourquoi croyez-vous que vous
avez un système immunitaire ? C’est pour tuer les microbes, mais il faut
s’entrainer. Il faut des microbes pour s’entrainer.
Si vous tuez tous les microbes autour de vous, alors quand des microbes arriveront, vous ne serez pas prêts.
Que ferez-vous quand un super virus transformera vos organes en merde liquide ?
Vous allez tomber malade, et vous allez mourir, parce que vous et votre système immunitaire est faible !
Je vais vous raconter une histoire vraie sur l’immunisation :
Quand j’étais gosse, dans les années 40, on nageait dans
l’Hudson, rivière qui était remplie de merde, on nageait dans la merde
des égouts...pour se détendre !
En ces temps-là, on craignait la polio... des milliers
d’enfants en mouraient chaque année (...) dans mon quartier, personne
n’a jamais eu la polio, personne, jamais. Pourquoi ? Parce qu’on nageait
dans la merde !
Ça a endurci nos systèmes immunitaires. La polio n’avait aucune chance, on était blindé de merde !
Donc personnellement, je ne prends aucune précaution.
Je ne m’éloigne pas des gens qui toussent, je n’essuie pas le
téléphone. Et quand de la bouffe tombe par terre, je ramasse et je
mange ! (...) et vous savez, malgré ce soi-disant dangereux
comportement, je tombe jamais malade. J’attrape pas le rhume, j’ai pas
de migraines, j’ai pas de maux de ventre, parce que j’ai un bon système
immunitaire bien fort, et ça demande de la pratique. (...) je ne lave
pas mes mains chaque fois que je vais aux toilettes, ok ? Vous n’avez
pas besoin d’une douche par jour...c’est exagéré, à moins que vous suiez
comme un porc, ou à moins que vous entriez en contact avec des saletés
chaque jour... ». lien
Pour apporter de l’eau à son moulin, il faut ajouter que des
scientifiques américains soignent maintenant ceux dont la flore
intestinale a été abimée, (suite souvent à l’abus d’antibiotiques), ceci
grâce à des excréments humains, après leur avoir fait subir un
traitement, afin qu’ils puissent être ingérés par le patient sous forme
de gélules.
Ces gélules régénèrent la flore intestinale, et guérissent le patient dans 90% des cas, ainsi que je l’avais publié dans un article ancien.
En effet, on ne dira jamais assez le danger que peuvent représenter
les antibiotiques, lorsqu’on n’en abuse, ce qui avait donné naissance au
slogan : « les antibiotiques, c’est pas automatique ». lien
Les scientifiques se sont finalement rendus compte qu’entre le
mauvais usage, la surconsommation, et l’automédication, le formidable
potentiel thérapeutique des antibiotiques était menacé, tout simplement
parce que les micro-organismes sont de plus en plus résistants... il
faut donc augmenter régulièrement la dose, jusqu’au moment, où ces
antibiotiques deviennent totalement inefficaces.
Et puis, il ne sert à rien de les utiliser en cas d’infections
virales, des rhumes, des angines, des otites, s’il faut en croire cette publication
C’est l’occasion de faire un parallèle avec les pesticides, puisqu’on
sait aujourd’hui que les insectes prédateurs deviennent finalement
résistants aux doses insecticides, au point où les produits traités
deviennent dangereux pour notre santé. lien
L’hygiénisme pourrait donc devenir dangereux ?
C’est en tout cas ce que pense Henri Guaino, l’ex-conseiller de Sarkösi, qui s’interrogeant sur la gravité de l’épidémie actuelle, dénonce la mise en place d’une « politique de la peur » laquelle pourrait faire, selon lui, plus de victimes que l’épidémie. lien
Quant à la récente décision de ce gouvernement d’imposer le masque à
tout le monde, dans « le monde clos », elle interroge pas mal de monde,
d’autant que l’efficacité des dits masques reste à prouver, et qu’ils
peuvent à l’occasion représenter un danger potentiel, puisque celui qui
en porte, respire le gaz carbonique qu’il tente de rejeter, ainsi que
l’affirme le Dr Russel Blaylock, évoquant « le danger mortel des masques ». lien
C’est aussi ce qu’écrivent Frédéric Gouaillard, et Aurélie Sipos, s’exprimant dans les colonnes du « Parisien », signalant des étourdissements, des vertiges, provoqués par le port du masque. lien
Un guichetier de la Poste, du 13ème arrondissement de Paris, témoigne : « c’est insupportable. On a chaud, on a du mal à respirer, et parfois mal à la tête. Tout ça pendant 7h45 d’affilée ». lien
Ainsi on a appris que 2 adolescents chinois de 14 ans étaient morts en cours de sport parce qu’ils portaient un masque, le CO2 accumulé dans leurs poumons avait déclenché un malaise, qui finalement avait provoqué leur mort. lien
C’est aussi l’occasion de se pencher sur la pensée du philosophe Raphaël Enthoven.
S’il ne croit pas à la possibilité en France du retour d’un tyran, il pense que les libertés que nous défendons jalousement sont « rongées
de l’intérieur, soit par la désertion de l’espace public, soit pas
l’érection du convenable en norme implicite, soit par tous les artifices
incitatifs dont l’omniprésence repose sur la découverte que l’homme
démocratique veut bien obéir...à condition de ne pas recevoir d’ordre,
et qui transforment les individus en moutons qui s’ignorent ».
Il évoque ainsi cette « liberté menacée par une loi qui fait la morale »...
et s’il accepte l’idée d’interdire la consommation de cigarettes dans
une salle close, laquelle est une mesure de santé publique, il affirme
qu’interdire de fumer dans un espace ouvert est « un déni de liberté, et ce au nom du bien ».
Et pour revenir au thème de l’article, il insiste sur le fait que « rien n’est plus dangereux que l’hygiénisme sécuritaire ». lien
Comme dit mon vieil ami africain : « petit à petit, le coton devient pagne ».

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